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Page 75 : Une journée dans ma vie de pub
Tignes 2012.
Test anti Feu Rockwool en 2010 et 2013.
Challenge International du Monde des Grandes Ecoles et Universités en 2013 au Stade Charletty.

La publicité est des fois utile, il y en a des qui sont très belles, voir des chefs-d’œuvre et en plus, j'en vis, mais je pense qu’il y a quand même un envahissement de nos jours.


Les erreurs du passé. La pub peut être très dangereuse :
- Cigarettes pour femmes enceintes
- Le DDT contre les moustiques, pour enfants
- Héroïne hydrochlorique
- L'amiante pour les bâtiments de fermes




Une journée dans ma vie de pub : Je me lève le matin, je prépare mes céréales. = PLEIN DE PUB



J'écoute la radio = PLEIN DE PUB.


Je consulte mes réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, Twitter, etc. ...) = PLEIN DE PUB.





Instagram : "Acheter"



Je consulte les infos (Le Parisien, 20
Minutes, etc. ...) = PLEIN DE PUB



Je consulte la météo = PLEIN DE PUB

Je relève mes e-mails = PLEIN DE PUB via les spams.



Je consulte mes SMS = PLEIN DE PUB.


Je reçois des coups de téléphone = On veut me vendre des fenêtres double vitrage. Depuis plus de 10 ans toutes mes fenêtres sont déjà en double vitrage.

J'allume mon ordinateur de bureau, je fais une recherche sur un événement historique que je voudrais photographier = PLEIN DE PUB.



Des Fenêtres pop-up publicitaires s'affichent en dépit de mes préférences de browser.
Des bulletins « Newsletter » que je n'ai jamais demandés apparaissent.


Sur mon Instagram, un post sur trois est une pub.
Même si je rempli la case "retirer cette pub" d'autres arrivent sans cesse. C'est une guerre impossible à gagner.







En sortant pour acheter mon pain,
en passant j'ouvre ma boîte aux lettres papier = PLEIN DE PUB.
En dépit de mon écriteau : "PAS DE PUB"






.
17 avril 2009 : J'ai fait un catalogue des peluches WWF




J'ai une pensée triste pour tous ces arbres sacrifiés pour ce papier qui va directement à la poubelle.


A la sortie de mon appart, un gros camion plein de pub.



Juste à la sortie de mon immeuble : un échafaudage pour les ravalements en cours = PLEIN DE PUB.




Des camions sont garés dans une rue près de mon immeuble = PLEIN DE PUB.




J'achète un sandwich. Il y a même une publicité à l’arrière du reçu de caisse.


Je passe un abri bus = PLEIN DE PUB.


Un bus arrive = PLEIN DE PUB à l'avant, sur les deux côtés et à l'arrière du bus. Les tickets de bus pourraient être gratuits.

Je passe le mur d'une résidence = PLEIN DE PUB. Elle déroule 4 affiches en 3 minutes.


Le SDF serait sans doute heureux d'être au chaud.



Sur la pissotière vintage du boulevard ARAGO.

Je contourne un kiosque à journaux = PLEIN DE PUB.
À l’intérieur kiosque à journaux = PLEIN DE PUB.





À l’intérieur des journaux et magazines = PLEIN DE PUB.

Un magazine féminin de 120 pages contient 96 pages de pub
Pour Elle, Vogue, Biba ou n'importe quel magazine féminin, la charge publicitaire approche les 80 %. Les 20 % restant sont constitués de photo avec des noms de marques un peu partout = placements de produits





Les tabloïdes nous prennent pour des cons



"Cameron Diaz a un nouvel amant"

Le regretté Coluche avait pourtant bien essayé : "Omo lave plus blanc que blanc"
De même Cavanna et Hari-Kiri et Charlie Hebdo




Page pub: Le harcèlement téléphonique commercial : déranger les gens du matin au soir devient insupportable.
Les cookies des sites web : un attrape nigaud pour te refiler encore plus de pub.



Une pub pour le clitoris et "l'espoir revient"
Pour la journée des droits des femmes, les rues de Paris recouvertes de clitoris

Plein de colonnes Maurice sur le trottoir, elles montrent des promotions de spectacles et de films = donc PLEIN DE PUB. Si, si c'est quand même de la pub.



Du matraquage


Des colonnes Maurice version modernes


De belles affiches de cinéma



Ou de théâtre




Je croise des passants en tee-shirts couverts de logo = PLEIN DE PUB. Ils sont forts les publicistes. Des gens payent pour acheter des vêtements qui font de la pub.




Le trottoir est aussi jonché de vieux sacs d'emballage avec des textes imprimés dessus = PLEIN DE PUB.




OK, cest du placement de produits. Qui veut acheter des déchêts nucléaires ?

Tiens, il y aura une brocante ce week-end, et l'affiche, collée au mur, elle est = PLEINE DE PUB.


Un restaurant pose son menu sur un chevalet en plein trottoir. Son chevalet est sponsorisé par Coca-Cola.








Cela prend une nuit pour coller une affiche géante. Je le sais, j'ai bossé pour Netflix pour faire le making of à la GoPro.






Pub et Street Art

La devanture de ma pharmacie est bourrée de pub pour des cosmétiques non médicales = PLEIN DE PUB.






La pub ne recule devant rien, ici un "drive piéton"



L'Oréal vient d'inventer un kit de cosmétiques qui permet de ne pas paraître "maquillée".



Un kit de 17 vêtements pour avoir l'air d'être nue.




Comme disait Coluche : "il suffirait que les gens n’achètent pas pour que cela ne se vende plus"







L'utilisation abusive de jolies femmes presque nues pour attirer l'attention


Tiens, une affiche pour une vente "unique" de tapis d'Orient à prix sacrifiés. Il y en a 10 par ans depuis 20 ans.
Cette fois c'est -50% et en même temps 1 acheté = 3 offerts.


J'essaie de prendre un taxi pour un rendez-vous client, la carrosserie du taxi est couverte de PUB. Mais les taxis s'arrêtent rarement. Et pas d'Uber avant 15 minutes.










Je dois prendre le métro = PLEIN DE PUB dans tous les couloirs. Les tickets de métro devraient être gratuits.







Surprise : les couvertures des journaux gratuits dans le métro sont une pub !
Oui, oui,   les couvertures des journaux gratuits dans le métro sont une pub !







Une station de métro est même entièrement envahie par une belle pub Ikea avec des vrais produits accrochés aux murs




Arrivé à destination, j'active mon Smartphone pour trouver mon chemin : les noms des rues sont remplacés par les noms des magasins = PLEIN DE PUB.



Quand on pense à tous les magasins qui payent pour apparaître là, dans le monde entier, cela doit faire un argent incroyable ! Tan pis pour les noms de rues !



Sur toits des maisons, je vois des néons publicitaires en 3D = PLEIN DE PUB.





Ici, c'est peut-être plus de l'info que de la pub.

J'achète des piles dans un supermarché.



Il y a aussi des pubs dans les magasins




Et même des hologrammes :




Un véhicule publicitaire (et oui, il ne sert qu'à se promener dans les rues) passe doucement et déclenche une nuée de klaxons de la part des automobilistes.

Tiens il y a un tournage d'un reportage devant un magasin de sport. Le sportif interviewé est couvert de logo de sponsors. Heureusement on voit quand même son visage.

Il y a pein de tournages de pub dans les rues de Paris.













Je dois téléphoner à mon magasin d'appareil photo : son message d’attente contient une pub Canon.

- Les publicitaires n'ont plus aucune limite :


La "logistique du dernier kilomètre" pour l'enterrement de Charles Aznavour

Ou alors houra.fr : Tout va bien.








Une agence de "presse" me demande de photographier une star de sport aux Champs Élysées, c'est en fait une pub Évian. Mais la star vient de remporter un tournoi, ça fait le buzz. Rappelons que les médias ne sont pas là pour fournir de l'information au public, mais pour fournir du public à leurs annonceurs publicitaires.


Ceci s'appelle un placement de produit. Une agence de marketing fait une annonce presse déclarant que la célèbre Maria Sharapova sera à tel endroit, à telle date. Toute la presse accourt et publie gratuitement une publicité Evian.

La grande invention publicitaire du siècle :
Faire poser les gens ou la célébrité devant une bâche imprimée de logos des "sponsors", souvent très laide.


Ici Usain Bold posant pour Samsung









Je dois prendre ma voiture pour réaliser un shoot mode à la campagne.
Au bord de l’autoroute, devinez : plein de panneaux publicitaires géants en 4x3 mètres. J'ai une pensée triste pour tous ces paysages urbains ou nature gâchés par ces pubs.




Ils appellent ça "support de communication" ???









Mon shoot mode à la campagne : le mannequin féminin est très jolie, et porte une jolie robe, mais je suis très limité dans les photos à faire car il faut impérativement bien voir le sac car c'est aussi un placement de produit. Son foulard aussi est un placement de produit. En moyenne, un magazine féminin est composé de 70 % de publicité, sans compter les éditos "mode" qui sont aussi pour la plupart, des placements de produits déguisés.

Puis je dois photographier une soirée événementielle : un fabricant d'articles électroniques fête ses 20 ans d'existence. Il y a une salle de conférences, un buffet et un espace "ateliers" où des fabricants (on dit des sponsors) de composants présentent leurs produits. Il y a des "cadeaux" publicitaires à foison. On m'offre une jolie peluche avec un tee-shirt Intel.

De retour à la maison, je regarde la télé avec ma copine. Avant, pendant la pause pub, on avait juste le temps d'aller aux toilettes. Maintenant on a le temps d'aller aux toilettes, de préparer une soupe aux choux, de lire Guerre et Paix et de reproduire l'Arc de Triomphe en Lego. Donc on a maintenant Netflix, sans pub. Mais il n'y a pas les infos.






Au salon Porte de Versailles, même dans les toilettes.


On regarde le "documentaire" grand public qui a été réalisé sur le lieu de travail de ma compagne. Ça commence par le plan d'accès détaillé pour s'y rendre, et tout y est super, vraiment il faut y aller. C'est en fait un placement de produit payé très cher par l'établissement.


Nous décidons d'aller au cinéma. Évidemment, c'est plein de pubs très belles avant le film. Dans le film, il y a plein de placements de produits, négociés à fond entre la production et les fabricants (sponsors). Souvent discrets, parfois grossiers, les placements de produits sont aujourd’hui partout. Une pratique aussi vieille que le cinéma.





En décembre 2019 : en salle de cinéma payant, j'ai compté 15 annonces publicitaires (je n'inclus pas les bandes-annonces des films à venir) avant le film ! Bientôt les publicités prendront plus de temps que le film !!








Lors des confinements 2020 de la COVID-19


En décembre 2019 : sur les chaines françaises de TV payantes, jusqu'à 15 minutes de pub avant le film du soir !


Pub dans le ciel





Nous transformons nous en zombies ???

Bon, bref, une journée bien remplie .... de PUB.

P.-S. : J'ai mis des photos de moi par-ci, par là, pour vous monter ce qu'est le placement de produits.

Les vidéo publicitaires qui coupent les vidéos perso de Facebook sont abominables.










Coupure pub lors d'une echographie.



Les écrans publicitaires : des objets inutiles, énergivores, polluants et agressifs

Consommant 15 fois plus d’électricité que les panneaux rétro-éclairés ils sont le symbole de tout ce que notre société de consommation a produit de plus absurde : des objets inutiles, poussant à la consommation, énergivores, polluants et agressifs.
En juin dernier, 15 associations, alertaient l’Hôtel de Ville de Paris sur les dangers d’autoriser les écrans publicitaires dans la ville des Accords de Paris. Si le règlement local de la Ville de Paris interdit les publicités lumineuses, depuis 2017, les négociations sont ouvertes.
À cette époque, l’association Résistance à l’Agression Publicitaire avait publié des documents de l’afficheur JC Decaux pour le projet d’un parc numérique. Si celui-ci semblait au final moins énergivore que les technologies précédentes, la question n’est peut-être pas tant la course au moindre mal en kW, mais à la limite que nous mettons à la présence des écrans dans notre vie.
Ces écrans génèrent de la pollution au moment de leur fabrication et pendant toute leur durée de vie. Consommant 15 fois plus d’électricité que les panneaux rétro-éclairés ils sont le symbole de tout ce que notre société de consommation a produit de plus absurde : des objets inutiles, poussant à la consommation, énergivores, polluants et agressifs.
Pour les enfants se retrouvant devant ces écrans géants, ils contribuent aux phénomènes largement observés de fragilisation de la rétine, de manque d’attention ou encore de troubles du sommeil.
À Paris, sur le réseau de la RATP, ce sont maintenant 650 écrans numériques qui se sont développés dans les couloirs du métro et les abribus. Les publicitaires peuvent ainsi cibler les consommateurs en modifiant la publicité selon l’heure de passage et le lieu, ou en combinant plusieurs publicités sur un seul espace. En 2020, la RATP lancera un appel d’offre pour moderniser l’affichage, c’est à dire multiplier ces écrans numériques. À Nantes, l’installation des panneaux publicitaires numériques soulèvent des mécontentements. On s’interroge sur la logique qui pousse les élus à demander aux citoyens des efforts pour réduire leur consommation énergétique, tout en autorisant ce genre de pratique.
Si nous pouvons nous offusquer moralement ou croire que cela ne nous atteint pas, le fait est que la banalisation des écrans dans nos vies nous rend sensibles aux images qui bougent et aux panneaux qui envoient beaucoup de lumière.
La présence des écrans dans nos vies est aujourd’hui banalisée. Ceux qui choisissent de se réveiller avec un réveil traditionnel plutôt qu’un écran, ou qui n’ont qu’un objet connecté, sont considérés comme des curiosités ou des gens qui doivent se faire violence. C’est peut-être bien parce qu’il y a des gens pour tourner la tête, que les panneaux publicitaires continuent d’exister et de s’adapter aux nouvelles technologies.
Serge Rodriguez






C'est un oiseau ! Non, c'est un avion ! Non, c'est une publicité !

Dans un avenir proche, ce sont des publicités que les enfants prendront peut-être pour Superman, en scrutant la nuit, le ciel étoilé.
La société russe StartRocket a en effet pour projet de transformer le ciel en un espace publicitaire géant, rapporte le site d’Europe 1 qui se fait l’écho d’une vaste enquête publiée dans le numéro de février 2020 de Science et vie.

Les plus inquiets diront : Black Mirror. Cette fois-ci, on les comprend. D’autant que ladite société russe a déjà un premier client.
La marque de soda Pepsi a passé un contrat avec la start-up russe qui a rendu publique son projet en janvier de l’année dernière. Nul doute qu’elle devrait rapidement être rejointe par d’autres. "La société prévoit de lancer un premier essaim de satellites publicitaires l’année prochaine", précise Europe 1. 
En 2021, nos yeux pourront donc rencontrer le logo d’une enseigne de fast-food en cherchant la grande ourse. À terme, il suffira peut-être de scruter le ciel pour connaître les dernières promotions sur la lessive. 

Comment ça marche ?
Il s’agit d’envoyer des nanosatellites dans l’espace – pas plus grands qu’une "boîte à chaussures", précise le site de la radio. Une fois dans l’espace, chaque petit satellite devrait alors se déployer en une voile, et jouer ainsi le rôle d’un pixel grâce à la lumière du soleil qui s’y réfléchira.
"Chaque voile déployée jouerait le même rôle qu’un pixel lumineux sur le fond noir du ciel, permettant ainsi de former des logos ou des messages", précise Europe 1.
Ainsi, pour reconstituer un message publicitaire ou le logo de Pepsi par exemple, il faudra quelque 200 à 300 nanosatellites.

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Derrière nos écrans de fumée. The Social Dilemma.
« Si vous ne payez pas pour un produit, c'est que VOUS êtes le produit »

Réalisé par Jeff Orlowski, Derrière nos écrans de fumée (dont le titre originel est The Social Dilemma) est un film documentaire qui permet de donner la parole à une sélection de spécialistes triés sur le volet. On retrouve en effet une flopée d’experts de la tech qui ont travaillé chez Twitter, Google, Pinterest, Facebook ou encore Instagram qui nous mettent unanimement en garde contre leurs inventions/travaux et décrient l’impact dangereux des réseaux sociaux sur notre quotidien.
Ce documentaire produit par Netflix est un excellent moyen de prendre conscience très concrètement des dangers de ces applications qui animent nos vies.

LA FACE CACHÉE DES RÉSEAUX SOCIAUX

Des experts en technologie et des militants sonnent l'alarme concernant certaines de leurs inventions qui provoquent des addictions et déstabilisent les démocraties.

« Derrière nos écrans de fumée », réalisé par Jeff Orlowski, est un des documentaires les plus intéressants du moment sur Netflix. Pendant une heure et demie, sans prise de tête, il nous emmène dans le côté obscur des réseaux sociaux en interrogeant des « pontes » de Facebook, Twitter, Pinterest ou Instagram qui ont préféré quitter cet univers. Le constat de ces spécialistes est cruel : ils ont créé un monstre et ce monstre s'est échappé. L'impact extrême des réseaux sociaux sur les jeunes, les fake news, la manipulation des opinions, tout est décrit sans concession. Parlant de Facebook, l'un des interviewés explique : « Si vous ne payez pas pour un produit, c'est que VOUS êtes le produit ». A méditer.

Facebook, Twitter, Pinterest ou Instagram ont collecté tant de données et elles en savent tellement sur nous, grâce aux milliards de capteurs que nous transportons avec nous toute la journée maintenant sur nos téléphones.

De quoi parle "Derrière nos écrans de fumée" ?
Le nouveau documentaire de Netflix, Derrière nos écrans de fumée, promet d’examiner en profondeur, et probablement de manière inquiétante, comment les plateformes de médias sociaux et leurs algorithmes peuvent manipuler leurs utilisateurs et contribuer à la propagation des théories du complot, à la dégradation de la santé mentale des jeunes et à la polarisation politique qui s’est emparée de notre paysage actuel.

Le film de Jeff Orlowski interroge des experts des médias et d’anciens ingénieurs en médias sociaux, dont Tristan Harris du Center for Humane Technology ; le co-inventeur du bouton « Like » de Facebook, Justin Rosenstein ; Tim Kendall, ancien président de Pinterest et ancien directeur de la monétisation de Facebook ; Cathy O’Neil, auteur de Weapons of Math Destruction ; et Rashida Richardson, directrice de la politique à l’AI Now Institute.
Un documentaire alarmant
« Les algorithmes contrôlent ce que nous voyons, quand nous le voyons, comment nous le voyons, sans aucun égard pour la vérité ou pour l’humanité », a déclaré Jeff Orlowski. « Ces plateformes sont pilotées par un modèle commercial qui privilégie l’attention à la qualité, et les algorithmes pousseront systématiquement les utilisateurs à une réflexion de plus en plus polarisée et extrême, à la recherche de tout ce qui nous permettra de rester engagés ».

C’est un sujet préoccupant dont nous sommes tous plus ou moins vaguement conscients, surtout à la suite de l’augmentation des enquêtes sur la grande influence de Facebook sur les comportements et les opinions, notamment des jeunes. Mais le fait de voir tout cela sous forme de documentaire pourrait bien vous inciter à supprimer enfin toutes vos applications de réseaux sociaux sur votre téléphone.

Le documentaire qui va vous faire éteindre votre téléphone

Le dernier documentaire signé Netflix dénonce efficacement l’addiction créée par les réseaux sociaux.
Propagation de fake news, augmentation des suicides chez les adolescents, polarisation des débats politiques… Ces dérives néfastes des réseaux sociaux sont maintenant connues depuis longtemps. Pourtant c’est visiblement inquiets et le cœur lourd que s’installent tous les ex-employés des grands mastodontes du Web (Facebook, Twitter, Google, etc.) devant la caméra de Jeff Orlowski. Tous vont tenter de nous révéler le secret le mieux gardé par leurs sectes : comment utilisent-elles la psychologie humaine pour nous rendre accro et manipuler notre comportement ?

Surveiller et trahir
L’exposé d’une heure et demie qui suit à de quoi terrifier la plupart des spectateurs. Le premier rappel qui nous est fait est simple : les réseaux sociaux ne sont pas gratuits, car "si tu ne paies pas pour le produit, tu es le produit". Ces entreprises - les plus riches que l’Histoire ait jamais connues - vendent la seule ressource à leur disposition, autrement dit notre intimité. Les grandes lignes de ce marché financier qui manipule l’humanité nous sont expliquées avec pédagogie, notamment le "capitalisme de surveillance". Tous nos faits et gestes sur internet sont enregistrés dans les moindres détails, les fameuses data offertes à des algorithmes, le tout pour prédire et influencer nos actions futures.
Point fort du documentaire, des experts, tels Tristan Harris et Chamath Palihapitiya, repentis de chez Google et Facebook, reviennent en détail sur la "captologie", manière dont la technologie devient un outil d’influence et de persuasion. À grands coups de likes et de tags, infimes doses de dopamine, les réseaux sociaux s’érigent au rang de drogues dures, se rendant indispensables et absorbant toute notre attention.

Les dérives et utilisations abusives prennent une tournure tragique lorsque sont énumérés les chiffres des suicides et dépressions adolescentes, qui ont triplé depuis l’apparition de ces médias. La Génération Z, première exposée à leurs dangers, ne semble pourtant pas moins protégée que les générations précédentes, au vu des théories conspirationnistes qui pullulent en masse et autres rabbit hole créés par Google ou Facebook. Un grand nombre des préjudices causés par leur utilisation est listé, à l’image de la dysmorphie due à Snapchat ou des ingérences russes.

DES DÉRIVES BIEN RÉELLES
Anticipons tout de suite les critiques : une grande partie de ce que montre The Social Dilemma est vraie. Rien de nouveau, mais le constat est réaliste. Les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter et Instagram et plateformes comme Gmail ont été créés et améliorés pour maximiser le temps que les internautes y passent. On parle des petites bulles de notifications omniprésentes inventées pour générer un sentiment de manque et d’envie. On parle de la manière dont une plateforme sait exactement quel contenu vous lisez sur votre mobile, à quelle vitesse vous scrollez, combien de secondes votre attention sera retenue par une vidéo. Vous vous êtes laissé happer par une vidéo d’un paresseux à trois pattes qu’un capybara aide à traverser la route ? Votre fil d’actualité Facebook va se remplir de vidéos d’animaux du même acabit.

Évidemment, il n’y a pas que les capybaras altruistes qui inquiètent ces hommes qui témoignent dans The Social Dilemma, ces anciens de la tech qui se construisent une morale après avoir enchaîné les jobs dans les Pinterest YouTube Twitter Google Facebook Instagram, et se présentent depuis quelques années comme les lanceurs d’alerte prétendument légitimes d’un système qu’ils ont largement contribué à bâtir. Il y a aussi la politique, évidemment, les fausses informations qui engendrent les fausses informations, les manœuvres de déstabilisations géopolitiques qui n’ont même pas eu besoin de piratage pour arriver à leurs fins, juste de détourner des outils qui sont déjà présents. « Nous n’avions pas anticipé tout ça lorsque nous avons créé Twitter il y a 12 ans », entend-on le CEO Jack Dorsey balbutier.

Et puis il y a ces « bulles », les fameuses « bulles » qui vous permettent de « vous isoler dans une bulle, grâce à la technologie », entend-on une présentatrice américaine asséner à la télévision. Pour montrer combien elles peuvent être néfastes, The Social Dilemma dépeint la chute d’un adolescent fictif dans le gouffre des vidéos complotistes d’un parti inventé, l’Extrême Centre, se voyant proposer de plus en plus de vidéos similaires et sombrant dans la radicalisation d’extrême droite. Un YouTubeur, en particulier, attire son attention : un homme blanc qui parle face caméra et professe des « ils nous mentent, ils nous contrôlent » à longueur de vidéos.

Tristan Harris est assis sur une chaise, face caméra et nous assure : « Comment pouvez-vous vous réveiller de la matrice si vous ne savez pas que vous êtes dans la matrice ?

Le virtuel ne serait pas le vrai monde ?

Que l’on soit un utilisateur acquis ou non aux réseaux sociaux, le fait est que les écrans vampirisent de plus en plus notre quotidien au point de devenir une véritable drogue. C’est la thèse que “Derrière nos écrans de fumée” développe au sein de son nouveau documentaire choc. En croisant fiction et intervention d’experts (l’on retrouve notamment des acteurs de la tech’ comme le créateur de Pinterest ou bien encore le CEO de Twitter), ce documentaire compte bien sensibiliser les jeunes et les moins jeunes aux dangers des réseaux sociaux ainsi qu’à impact qu’il pourrait bien avoir sur le devenir de notre humanité. (rien que ça…)

Si le propos est volontairement alarmiste, il parvient à faire le tour de grandes questions : utilisation excessive des applications, addiction, polarisation, dévalorisation de soi, manipulation par la récupération de data et enfin, les fausses informations qui peuvent conduire au déséquilibre de nos démocraties.

Petit bonus, en fin de documentaire, les professionnels à qui l’on a donné la parole distribuent de nombreux conseils qui pourraient s’avérer bien utiles… Après cela, il y a même fort à parier pour que vous désactiviez toutes vos notifications 😉

« Derrière nos écrans de fumée » : un réquisitoire contre « l’algorithmisation » de nos vies

Quand le journaliste demande à Tim Kendall, ancien responsable de la monétisation de Facebook et ex-directeur de Pinterest, ce qui l’inquiète le plus dans le développement exponentiel des réseaux sociaux, il soupire et réfléchit un bref instant avant de répondre. « A très court terme ? La guerre civile. »

Les algorithmes qui cherchent, avec chaque jour un peu plus d’efficacité, à nous maintenir « engagés » sur Facebook, YouTube, Instagram ou Twitter.

Comment expliquer concrètement le fonctionnement de ces algorithmes, quand du propre aveu des « repentis » qui s’expriment, seule une poignée de personnes, chez Google ou Facebook, comprennent réellement ces logiciels ? Pour y parvenir, le documentaire a recours à un petit artifice, en prenant pour exemple une famille fictive dont on mesure, entre deux entretiens, le rapport difficile à la technologie : celle-ci conduit le fils à s’isoler, tandis que la fille développe une mauvaise image d’elle-même. Face à eux, trois acteurs jouent le rôle des algorithmes, qui ont pour but de les maintenir accrochés à leur téléphone et leur vendre des publicités ciblées.
Ce dispositif, un peu kitsch mais finalement très efficace, permet de visualiser les grands principes qui régissent les réseaux sociaux, et les conséquences désastreuses qu’ils peuvent avoir – sur la radicalisation du débat politique ou des événements précis comme le génocide des Rohingyas en Birmanie. La démonstration est convaincante, mais souffre parfois de quelques raccourcis et exagérations. Un graphique montrant l’évolution de la puissance de calcul sur un siècle est ainsi présenté comme la preuve de la défaite de nos cerveaux face à la machine, quand le documentaire montre bien que ce sont les paramètres choisis à la conception, plus que l’efficacité des machines, qui sont au cœur du problème.

Cambridge Analytica : Le scandale Facebook-Cambridge Analytica ou la fuite de données Facebook. Cambridge Analytica renvoie aux données personnelles de 87 millions d'utilisateurs Facebook que la société Cambridge Analytica (CA) a commencé à recueillir dès 2014. Ces informations ont servi à influencer les intentions de vote en faveur d'hommes politiques qui ont retenu les services de CA. À la suite de la révélation de la fuite, les publics américain et britannique ont exprimé leur indignation. Même si la société Facebook s'est excusée, la valeur de ses titres boursiers a sensiblement décliné.


 




Tignes en janvier 2012


Tests anti-feu des matériaux Rockwool à Vernon sur le site du CNPP en 2011 et 2013
Challenge International du Monde des Grandes Ecoles et Universités le 1er juin 2013 au Stade Charletty

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Voici environ 620 exemples de mes reportages depuis 1984, c’est-à-dire 35 ans. Cela ne compte pas ceux que mes clients m'ont demandé de ne pas montrer et les photos perdues.
Cette liste commence par les compilations : Mode & modèles, Lingerie, Beauté, Maquillage & coiffage, Portraits, Événementiel, Objets, Archi & Déco, Industrie, Presse, Célébrités, etc.

Il y a aussi une commande recherche, sur mes reportages passés:

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